Saint-Valery-sur-Somme. Du roman à la nouvelle, Guillaume Lefebvre est de retour

Guillaume Lefebvre et l’artiste Isabelle Duquesne qui a réalisé la première de couverture. Pour son sixième livre , Guillaume Lefebvre embarque ses lecteurs en terre inconnue : le recueil de nouvelles. L’auteur natif de Saint-Valery-sur-Somme (80) s’inspire de ce qui l’entoure, à commencer par la Baie de Somme qui lui sert de décor.

Pas de capitaine Armand Verrotier en vue dans le nouveau livre de Guillaume Lefebvre . Cette fois, l’ancien capitaine de bateaux laisse de côté son personnage récurrent et héros de ses précédents polars pour se pencher sur un tout autre genre littéraire : le recueil de nouvelles . Derrière chacune de ses pages se cachent des heures d’observations, de discussions et de réflexion. Je regarde comment les personnes se déplacent, comment elles parlent… J’ai aussi travaillé avec des psychologues pour en savoir plus sur le comportement humain dans certaines situations… » explique l’auteur. Il plante le décor de ses nouvelles en Baie de Somme , à Cayeux-sur-Mer (80) ou encore Saint-Valery-sur-Somme , où il est né.

Une scène dans un café ? Il fonce prendre un petit noir et discuter avec les serveurs. Il cherche à s’imprégner du quotidien, des anecdotes, du réel pour en faire des histoires. Des histoires sombres, souvent. Guillaume Lefebvre aime pousser ses personnages dans leurs retranchements, les mettre dans des situations difficiles et les forcer à réagir. Que feriez-vous si vous offriez par mégarde un billet de loterie gagnant à votre beau-frère ? » Question difficile, presque impossible… L’auteur tente d’y répondre à travers l’un de ses personnages, Joël, qui offre par manque de temps le petit ticket qu’il s’était offert à lui-même, pour se faire plaisir. Quand le gros lot lui échappe : angoisses, colère, paranoïa… Cocktail explosif, lecture passionnante. Plus court, plus fort, plus accessible

Ce nouvel exercice d’écriture a forcé l’écrivain à lâcher quelques-unes de ses habitudes d’auteur de longs polars : C’est un genre difficile. On a peu de pages pour rendre les personnages attachants, ou au moins intéressants. On a peu de mots pour les décrire. Il faut que la chute soit brutale. » Courtes, incisives et prenantes, […]